Quels chiffres regarder dans un centre de padel, et quand
Mis à jour le 27 octobre 2026

Un centre de padel a besoin de six chiffres par semaine, d’une quinzaine par mois et de trois par an, chacun avec sa décision. Le plus utile : le remplissage de la pointe, lu à part de celui de la journée.
- Chaque semaine : la pointe et la journée se lisent à part. Viennent ensuite les demi-heures vides de la pointe (environ 14 € HT chacune au prorata, un plafond), le créneau qui reste vide au même endroit et les annulations tardives.
- Un exemple, pas une cible : dans un club inventé de quatre pistes couvertes, la pointe doit vendre de l’ordre de 51 à 63 % de ses créneaux pour payer loyer, accueil, logiciel et entretien. Énergie, amortissements, moniteurs, emprunt et autres recettes n’y sont pas : ce n’est pas un seuil de rentabilité.
- Chaque mois, en ratios : le chiffre d’affaires total par piste (médiane de 89 000 € HT dans six comptes déposés). Puis les salaires (8 à 22 % dans quatre comptes de clubs de padel, hors dirigeant et moniteurs indépendants). Enfin les commissions et frais de paiement, et le résultat du mois face à l’échéance de l’emprunt.
- Chaque mois, hors location : un chiffre par ligne de recette. Le panier du bar, la recette d’une heure de cours face à 24 € HT de location, le net d’un tournoi bar compris. Puis les séances par abonné, les nouveaux joueurs et ceux qui reviennent.
- Chaque année : vos tarifs face à la médiane de 89 clubs (44 € TTC en creux, 52 € TTC en pleines), les charges recalculées, et la provision gazon.
- Le taux d’occupation : il n’a de sens qu’avec son dénominateur : le même volume de parties fait 56 % sur 11 heures d’ouverture par jour et 41 % sur 15. Fixez le vôtre par écrit.
Un chiffre, un rythme, une décision
Chaque chiffre est rangé par le rythme où il se lit : la semaine pour ce qui se rattrape encore, le mois pour ce qui pèse sur la trésorerie, l’année pour ce qui se renégocie. La décision est écrite à côté.
Pour la rentabilité, les charges et les seuils, voir notre guide sur la rentabilité d’un club de padel. Ici, une seule question : que regarder, et quand.
Chaque semaine : six chiffres, le lundi
La semaine est l’échelle des décisions de prix et de planning : une remise ou un changement de durée se pose le lundi pour les sept jours qui suivent.
| Chiffre | Ce qu’il dit | La décision |
|---|---|---|
| Créneaux de pointe vendus, par piste | La part des créneaux de pointe ouverts à la vente qui a trouvé preneur, comparée aux quatre semaines précédentes et à la même semaine l’an dernier. | Si la pointe recule alors que la journée tient, chercher le créneau qui a manqué (le dernier chiffre du tableau). Le calcul plus bas est un exemple, pas une cible. |
| Créneaux de journée vendus, à part | Le remplissage des heures creuses, lu séparément. Un seul taux global cache que la pointe est pleine et la journée vide, ou l’inverse. | Remise, abonnement, public de journée : voir plus bas. |
| Demi-heures vides en pointe | Le temps qu’aucune réservation ne peut plus occuper : entre deux réservations de durées différentes, ou avant la fermeture. | Deux voies, de la moins chère à la plus fine. D’abord une grille de créneaux de 1h30 à heures de départ fixes, qui ne coûte rien et supprime l’essentiel des demi-heures. Ensuite, pour les trous qui restent, des durées proposées selon l’espace libre. Pas de baisse de prix. |
| Le créneau vide, semaine après semaine | Le même jour, à la même heure, sur la même piste. Pas un trou au hasard : une habitude des joueurs. | Changer ce créneau : prix, produit, public, ou le retirer. |
| Réservations sans personne, et parties à trois joueurs | Créneaux réservés et non honorés (personne ne se présente), divisés par les créneaux réservés de la semaine, et parties jouées à trois sur quatre, pointées à l’accueil ou au planning. Aucun taux public de no-show ni de partie incomplète pour un club de padel. | Un no-show qui revient chez le même joueur : empreinte de carte ou paiement à la réservation. Des parties à trois qui reviennent sur le même créneau : mettre une place en vente sur ce créneau. |
| Annulations tardives et créneaux revendus | Les créneaux annulés après le délai d’annulation gratuit, divisés par les créneaux réservés de la semaine, et la part de ces créneaux libérés qui a été revendue. Aucun seuil public : le repère est votre propre moyenne. | Deux semaines de hausse d’affilée : allonger le délai, demander une empreinte de carte, ou revendre plus vite les créneaux libérés. |
Un exemple chiffré : ce que la pointe pourrait couvrir
Ce calcul est un exemple, pas une mesure, pour un club couvert. Le club de quatre pistes, les 45 créneaux d'1h30 de pointe par semaine (soirs dès 17h, midi, week-end) et le prix sont nos hypothèses. Le prix de 43 € HT vient de la médiane de 52 € TTC en pleines. C’est notre relevé de l’automne 2026 des tarifs publics de 89 clubs, indoor et extérieur mêlés.
45 créneaux × 43 € HT × 52 semaines font 100 620 € HT par piste. On retire 5 % pour l’été. Chez Urban, le trimestre d’été pèse un peu moins de 20 % de l’activité annuelle au lieu de 25 %. Chiffre de la Compagnie des Alpes, five et padel confondus, sans dire quelle part est couverte. Il reste environ 95 600 € HT. Un club extérieur perd en plus les jours de pluie et de froid : aucun chiffre public, c’est le planning de vos pistes qui le dira. Côté charges, le guide cité plus haut retient, par piste et par an :
- loyer de 255 m² à 80 € le m², environ 20 000 € (taxe non précisée par la source). Les 80 € sont le bas de la fourchette 2021 des locaux d’activité d’Île-de-France, pas un loyer de bâtiment de padel ;
- accueil, 3,8 postes partagés par quatre pistes : 23 000 à 31 000 € (salaires chargés, ni HT ni TTC) ;
- logiciel, assurance, comptable : 1 000 à 1 250 €. Le logiciel et le comptable sont publiés HT, l’assurance sans précision ;
- gazon, 10 000 € HT tous les cinq ans : 2 000 € HT ;
- entretien annuel et nettoyage des vitres : 1 750 € HT ;
Ces cinq lignes font environ 48 000 à 56 000 € (47 750 à 56 000 € au détail). Viennent les impôts et taxes : 1 à 4 % du chiffre d’affaires dans les comptes déposés. Sur 95 600 €, cela fait environ 1 000 à 3 800 € (une ligne en pourcentage, sans taxe à préciser). Le total passe à environ 49 000 à 60 000 €. Ce n’est pas un montant HT : le loyer et l’assurance n’ont pas de taxe précisée, l’accueil est une masse salariale et les impôts un pourcentage. C’est un ordre de grandeur, rapporté à un chiffre d’affaires HT.
Divisé par 95 600 €, cela fait environ 51 à 63 % des créneaux de pointe (49 à 60 % sans l’abattement d’été, sur 100 620 €).
Ce que ce chiffre ne dit pas : il laisse de côté l’énergie, les amortissements, les moniteurs, les intérêts et le remboursement de l’emprunt, et il ne compte ni la journée, ni le bar, ni les cours. Ce n’est donc pas un seuil de rentabilité. Un club sous ces 50 % peut être couvert par sa journée, son bar et ses cours. Un club au-dessus peut perdre de l’argent une fois l’énergie et l’emprunt comptés. Prenez votre loyer, votre équipe et vos contrats.
Pointe et journée, deux chiffres et non un
Un club à 60 % peut être plein de 17h à 23h et à moitié vide de 9h à 17h, ou l’inverse du pire. Les deux situations n’appellent pas la même action. Séparer les deux lignes prend une minute et change la lecture du tableau de bord.
Dans notre relevé, 49 clubs sur 89 affichent deux tarifs (la remise qui suit se calcule sur 48 d’entre eux, ceux dont on a relevé les deux prix). Le midi est en pleines chez 28 de ces 49 clubs, en creuses chez 13, et non précisé chez 8. Fixez votre définition de la pointe une fois, par écrit, et ne la changez plus : sans quoi la courbe ne se compare plus à elle-même.
Les demi-heures vides
Une demi-heure de pointe vaut environ 14 € HT au prorata (43 € HT les 1h30). Une demi-heure vide chaque jour de la semaine sur une piste représente 3h30 par semaine. Au prix médian, soit 7 × 14 € × 52 semaines, cela fait environ 5 100 € HT par an. C’est un plafond, pas un manque à gagner garanti : il suppose que chaque demi-heure vide se vende au prorata du prix, ce qui est rarement le cas pour un créneau de padel. Ce chiffre se lit sur le planning de la semaine passée, piste par piste, en comptant les intervalles libres d’exactement 30 minutes. Le prix d’un terrain et le nombre de créneaux qu’il faut pour le rembourser sont dans notre article sur le prix d’un terrain de padel.
Chaque mois : les ratios du compte de résultat
Un mois lisse la météo, les vacances et un tournoi. C’est le rythme des chiffres qui pèsent sur la trésorerie. Ceux-ci se lisent en part du chiffre d’affaires total (toutes recettes), pas de la location seule.
| Chiffre | Repère | La décision |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires total par piste, sur douze mois glissants | Dans les comptes déposés de six clubs de padel mono-site, hors multi-activités, le chiffre d’affaires (bar, cours et boutique compris) va de 42 000 à 127 000 € HT par piste, médiane 89 000 € HT, soit environ 107 000 € TTC. L’Observatoire du padel 2025 donne 80 000 € TTC par piste (environ 67 000 € HT). Les deux ne se superposent pas : six sociétés qui publient leurs comptes, en général plus grandes et plus structurées que la moyenne, contre une moyenne nationale rapportée par Padel Magazine. | Un chiffre glissant qui baisse trois mois de suite à nombre de pistes constant : remonter au tableau de la semaine pour voir si c’est la pointe ou la journée. Le repère donne un ordre de grandeur, pas une cible. |
| Recette totale par heure-piste ouverte | Chiffre d’affaires du mois, divisé par les pistes multipliées par les heures d’ouverture du mois. Aucun repère public : l’Observatoire ne publie pas les heures d’ouverture derrière ses 80 000 € TTC par piste. | Se compare au mois précédent et au même mois l’an dernier. Un taux de remplissage qui monte pendant que ce chiffre baisse, c’est une remise trop large. |
| Salaires et charges sociales, en part du chiffre d’affaires | Dans les comptes déposés de quatre clubs de padel, de 8 à 22 % du chiffre d’affaires, pour un excédent brut d’exploitation de 22 à 43 % (sur neuf sociétés de five et de padel, de 8 à 29 % et de 7 à 43 %). Ces ratios laissent de côté la rémunération du dirigeant et les moniteurs indépendants, et dans trois des quatre comptes la ligne ne porte pas tout le personnel : ces 8 % sont un plancher, pas un objectif. | Ajoutez votre propre rémunération et ce que vous versez aux moniteurs avant de vous placer dans la fourchette. Un ratio qui monte à activité égale : comparer les heures d’accueil payées aux heures où les pistes sont réservées. |
| Loyer, en part du chiffre d’affaires | Aucune part publiée pour un club de padel. Seuls les loyers au m², et ce sont ceux de locaux d’activité génériques, pas de bâtiments de padel : de 50 à 155 € par m² et par an en régions (BNP Paribas Real Estate, 2023, taxe non précisée), de 80 à 170 € en Île-de-France (2021, donc ancien). | Le loyer est fixe : si le ratio monte, c’est le chiffre d’affaires qui baisse. Voir la recette par heure-piste. |
| Énergie du mois, en kWh et en euros | Aucune consommation mesurée d’un club de padel n’est publiée. | kWh de la facture divisés par les heures-piste ouvertes du mois, comparés au même mois l’an dernier. Un mois qui monte à fréquentation égale : relever le compteur à la fermeture et à l’ouverture, ce qui tourne sans joueur (chauffage, ventilation, éclairage resté allumé) se voit là. |
| Commissions et frais de paiement, en part du chiffre d’affaires | Commissions des places de marché, plus frais de carte et de moyens de paiement, divisés par le chiffre d’affaires du mois. Aucune part publiée pour un club de padel. Barèmes publics : carte en ligne 1,5 % + 0,25 € (Stripe, cartes européennes standard), 1,75 % sur place (SumUp), 2,5 % sur les Chèques-Vacances (ANCV). Playtomic retient une commission sur chaque paiement en ligne (3,5 % dans l’exemple de sa documentation), Anybuddy ne publie pas son taux. | Un ratio qui monte alors que les prix ne bougent pas : la part des réservations arrivées par une place de marché a grossi. Comparez ce que coûte un joueur venu par elle à celui d’un joueur venu en direct. |
| Assurance et entretien, ramenés au mois | Aucune part publiée. Prix publics : responsabilité civile obligatoire (art. L321-7 du code du sport), 600 à 1 000 € par an pour une salle de sport chez un assureur en ligne (Orus). Entretien annuel d’une piste d’environ 1 330 € HT et nettoyage des vitres d’environ 420 € HT (guide FFT-ANDES, prix TTC convertis à 20 %). | Les mettre en douzièmes dans le tableau de bord, plutôt que les voir tomber en une fois : le résultat du mois cesse de dépendre du mois de facturation. |
| Résultat du mois et trésorerie après remboursement de l’emprunt | EBE du mois, moins l’échéance du prêt (capital et intérêts) : ce qui reste en caisse. Dans les comptes déposés de quatre clubs de padel, l’EBE annuel va de 22 à 43 % du chiffre d’affaires et le résultat net de 7 à 22 %. Sur les sociétés de padel dont le dernier exercice est public, le résultat net médian est de 7,4 % (13 sociétés, de 5,3 à 15,7 % pour les quartiles). Aucun chiffre public sur la trésorerie d’un club après emprunt. | Un mois où l’EBE ne couvre pas l’échéance se finance sur la trésorerie : deux mois de suite hors saison, rien d’alarmant, c’est la somme glissante sur douze mois qui doit couvrir les douze échéances. Sinon, revoir la pointe et la journée avant les charges. |
Piste par piste, pas seulement club par club
La piste 1 ne se remplit pas comme la piste 2. Le seul relevé français que nous ayons trouvé date de 2017 (Padel Magazine, 14 clubs, méthode non décrite). Il donne 6h50 de jeu par jour sur la première piste, contre 4h15 sur la deuxième. Le chiffre est ancien. Un taux moyen de club cache cet écart. Lisez chaque piste séparément, et regardez si la dernière piste sert encore.
Chaque mois : les recettes hors location
Le seul partage de recettes publié vient d’un exploitant de five, pas d’un club de padel. Le fondateur d’UrbanSoccer, dans une interview, donne un peu moins de 50 % de la recette à la location. Le bar et le snack, les enfants et les événements font chacun 15 à 20 %. Chez cet exploitant de five, la location pèse donc moins de la moitié de la recette : le suivi se fait ligne par ligne, une par recette.
| Recette | Chiffre à suivre | Repère | La décision |
|---|---|---|---|
| Bar et restauration | Panier moyen : recette du bar divisée par les joueurs du mois. Coût matière : achats divisés par la recette du bar. | Doinsport, éditeur de logiciel, annonce 15 à 25 % du chiffre d’affaires d’un club de padel pour le bar et la boutique. Aucun panier moyen ni coût matière publié. | Panier en baisse : la carte, ou des joueurs qui repartent sans consommer. Coût matière en hausse : prix d’achat, pertes. |
| Cours et académie | Heures de cours vendues par moniteur et par semaine. Remplissage moyen des groupes : élèves présents divisés par les places. | Dans la grille d’un club (La Pommeraie), 30 séances d’une heure à 500 € TTC l’année, en groupes de quatre au plus : 16,70 € TTC, soit 13,90 € HT par élève et par séance, 56 € HT l’heure de piste à quatre élèves. La même piste louée au tarif creux médian rapporte environ 24 € HT de l’heure (44 € TTC les 1h30). Le calcul : élèves × 13,90 € HT, moins le coût du moniteur pour l’heure, à comparer à 24 € HT. À deux élèves, 27,80 € HT battent déjà la location avant tout coût de moniteur. Deux modèles. Moniteur indépendant : il paie au club une location de piste ou une commission, aucun tarif public trouvé, et le club encaisse ce montant, pas le prix du cours. Moniteur salarié : le coût de l’heure est son salaire chargé divisé par ses heures de cours payées. Aucun coût public d’une heure de moniteur salarié ; la seule annonce trouvée est un responsable padel Urban qui donne aussi les cours, à 2 283 € brut par mois (annonce du 21 septembre 2026). | Indépendant : comparez ce qu’il vous verse pour la piste à 24 € HT. Salarié : le cours bat la location tant que élèves × 13,90 € HT moins le coût horaire du moniteur dépasse 24 € HT ; à quatre élèves, le coût de l’heure tolère jusqu’à environ 31 € HT (calcul sur une grille, pas une mesure). |
| Tournois et événements | Net du tournoi : inscriptions, plus la dépense au bar et à la restauration des joueurs et des spectateurs de la journée, moins l’homologation FFT, le juge-arbitre et les créneaux bloqués au prix de la location. | Un P100 demande au moins 8 paires et une homologation de 42 € (barème FFT 2027), plus un juge-arbitre payé par le club. En Hauts-de-France, l’inscription est plafonnée à 20 € par joueur pour un P100. Huit paires à 20 € par joueur font 320 €, avant ces frais. Pas de plafond national de P25 à P1000. Personne ne publie la dépense au bar d’un tournoi : elle se lit sur les tickets de caisse du jour, divisés par les joueurs inscrits. | Comptez le net avec le bar. Un tournoi dont les inscriptions ne couvrent pas les créneaux bloqués et les frais peut quand même payer par le bar : c’est votre caisse qui tranche, pas les inscriptions seules. |
| Entreprises | Réservations d’entreprises du mois et recette moyenne par personne. | 25 à 45 € HT par personne dans les offres publiées de PadelShot, 45 € HT (afterwork) et 68 € HT (team building) chez Blue Padel, et des carnets de comité d’entreprise à 12 à 12,50 € la partie chez Top Padel (le club ne précise pas HT ou TTC ; il les compare à 13 € en ligne). Aucune part du chiffre d’affaires publiée pour le padel. | Ramenez la recette d’une réservation d’entreprise à l’heure de piste et comparez-la aux 24 € HT de la location creuse : dessous, l’offre entreprise ne vaut pas une location. |
| Abonnements | Abonnés actifs, séances par abonné et par mois, recette par séance. | Chez Padel33, l’illimité en creux est vendu 500 € TTC l’année, « rentabilisé dès 42 séances » : environ 12 € TTC la séance à 42 séances, environ 5 € à 104. | Ce sont les gros joueurs qui font baisser la recette par séance : suivre leur nombre de séances, pas seulement le nombre d’abonnés. |
| Créneaux fixes à la semaine (habitués) | Créneaux tenus chaque semaine par les mêmes joueurs, en part des créneaux de pointe, et nombre de ces créneaux quittés dans le mois. | Aucun chiffre public pour un club de padel. | Un créneau fixe quitté se remet en vente la semaine même : vide deux semaines de suite, c’est un créneau de pointe perdu, à traiter comme tel dans le tableau hebdomadaire. |
| Joueurs actifs : nouveaux et revenus | Joueurs qui ont réservé dans le mois. Parmi eux, ceux dont c’est la première réservation, et ceux déjà venus dans les 90 jours précédents. | Aucun chiffre public pour un club de padel. | Nouveaux en baisse : l’acquisition. Revenus en baisse : l’expérience sur place. |
Chaque année : trois chiffres, une décision
- Vos tarifs contre le marché. Dans notre relevé, la médiane est de 44 € TTC en creux et 52 € TTC en pleines pour une piste 1h30 (Paris et petite couronne, neuf clubs : 54 et 72 € TTC). Chez les 48 clubs dont on a relevé les deux tarifs, la remise creuse médiane est de 23,8 %. Cette médiane des remises de chaque club n’est pas la remise entre les deux médianes (44 contre 52 €, environ 15 %) : la première ne porte que sur les clubs à deux tarifs, la seconde mélange aussi les 40 clubs à tarif unique. Une fois par an, placez-vous dans cette distribution avant de toucher à une grille.
- Le seuil de charges, recalculé. Loyer, équipe, assurance : les charges bougent. Refaites en début d’année le calcul de l’exemple plus haut avec les vrais contrats, en ajoutant l’énergie et les amortissements qu’il laisse de côté.
- Le coût de renouvellement. Gazon à changer tous les quatre à six ans (environ 10 000 € HT, soit 2 000 € HT par piste et par an), selon le guide FFT-ANDES. Une provision par piste se calcule une fois, se lit chaque année.
Les chiffres à ne pas suivre sans définition
Le « taux d’occupation » est le chiffre le plus cité et le moins défini. Le seul chiffre national publié, 56 %, est une estimation sur un échantillon que Padel Magazine dit limité. Il vient de l’Observatoire du padel 2025 (Union Sport & Cycle avec la FFT), publié par Padel Magazine. Son dénominateur, heures d’ouverture ou créneaux vendables, n’est pas publié. Le dénominateur change tout : le même volume de parties fait 56 % sur 11 heures d’ouverture par jour et 41 % sur 15 heures (56 × 11 ÷ 15). C’est un exemple de calcul, pas un chiffre de l’Observatoire.
Les autres chiffres qui circulent ne s’accordent pas. Un constructeur annonce 50 à 65 %, un autre 60 à 80 % dans les grandes villes. Un éditeur de logiciel affiche « 82 % de taux d’occupation » sur sa page d’accueil. Note de méthode : on ne les rapproche pas du chiffre de l’Observatoire, leurs définitions du taux n’étant pas alignées.
Conséquence pratique : choisissez votre dénominateur (toutes les heures d’ouverture, les créneaux vendables de 8h à 23h, ou la pointe seule), écrivez-le, et gardez-le d’un mois sur l’autre.
Dans Poteau Max
Chaque lundi à 9h, Le point du lundi donne trois chiffres sur la semaine écoulée et « le trou de la semaine », le créneau à remplir en premier.
Pour les demi-heures que personne ne peut réserver, les créneaux dynamiques ne montrent au joueur que les durées qui tombent juste entre deux réservations et en fin de soirée. Pour les créneaux restés libres, Poteau invite les joueurs disponibles autour.
Ce qu’on n’a pas trouvé
- Un chiffre public de remplissage séparant la pointe de la journée pour le padel en France.
- Un taux d’annulation tardive ou de no-show publié par un club ou un réseau de padel en France.
- Le partage des recettes d’un club de padel français : bar, cours, tournois, entreprises. Le seul publié vient du five.
- Un panier moyen et un coût matière pour le bar d’un club de padel.
- Les heures de cours vendues par moniteur et le remplissage des groupes.
- La part du loyer dans le chiffre d’affaires, et une consommation d’énergie mesurée pour un club de padel.
- La part de joueurs nouveaux et de joueurs qui reviennent, et un chiffre de trésorerie.
- Un taux de no-show ou de parties à trois joueurs, et la part de créneaux fixes à la semaine.
- Le poids des stages d’enfants et des vacances scolaires, et la perte de créneaux due à la météo sur un club extérieur.
- Un coût public pour un moniteur de padel, salarié ou indépendant, et la redevance d’un indépendant au club.
L’équipe Poteau


